04 avril 2006

Si vous pensez que cette cause est juste...

CambiorGuyaneFran_aise.pps

...Faites suivre ce message, ce combat en vaut la peine !

"En Guyane Française, des citoyens et de nombreuses associations de protection de l'Environnement

s'opposent au projet d'une multinationale canadienne

qui envisage l'implantation d'une mine d'or primaire, à ciel ouvert, sur la montagne de Kaw, à haute biodiversité (ZNIEFF).

Prenez, s'il vous plait, quelques instants pour en savoir plus sur ce projet pharaonique et sans intérêt économique pour la Guyane mais susceptible d'engendrer de graves problèmes sanitaires

Nous vous exposons brièvement ce problème sur le diaporama en fichier joint (Power point). Une pétition fait suite à ce diaporama.

http://www.collectifor.ouvaton.org/

Ce courrier est à diffuser sans modération autour de vous !
Merci d'avance de votre soutien !
Le collectif "Quel orpaillage pour la Guyane?"

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03 avril 2006

Bonne nouvelle quand même

Bien fait...

Dendrobates
dendrobate

Une bande de trafiquants démantelée, voilà de quoi nous réjouir ! Les dendrobates, ce sont de petites grenouilles superbes, très toxiques (on ne leur connait qu'un seul prédateur : nous !) que l'on trouve de moins en moins, et pour cause.
Les amoureux de la nature peuvent encore en voir près de Cayenne, entre autre au sentier de la mirande. Les couleurs varient d'un site à l'autre, et elles peuvent valoir des fortunes... Dommage.

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Dur, dur ce soir...

voilier

Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes !  Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré !  Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
                                                

epave

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31 mars 2006

Grosse fatigue

Après une virée au marché... Place des amandiers... No comment !

grosse_fatigue

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30 mars 2006

Les grandes marées

En ce moment, ce sont les grandes marées. Le littoral à Cayenne s'est modifié considérablement ces derniers mois, et de nombreuses maisons situées loin de la mer se retrouvent désormais attaquées par les flots.
Peu de chances de s'en tirer, les maigres digues de sable s'effondrent rapidement et les riverains regardent impuissants leur foyer s'effondrer.

grandes_marees

grandes_marees_005

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La liste de Ptit Père

Bon, faut déjà expliquer que les beaux parents sont pas comme les autres beaux parents... Il fallait que ça tombe sur moi, j'aurai du m'en douter, moi qui ne gagne jamais au loto,j'ai tiré le gros lot !

...Je hais la loi de Murphy...

Allez, on continue... Ils ne voulaient pas faire comme les autres (y'avait aucune chance de toute façon), ils n'ont pas souhaité se faire appeler grand-père, ou mamy, mais petit père et petite mère (ça fait un peu Staline non ?) par leurs nombreux petits enfants.
Voilà pourquoi "la liste de Ptit Père", jeu de mot hilarant que les cinéphiles n'apprécieront pas.

La liste en question, c'est celle des courses que nous avons déjà entrevue

Voici la liste au retour

courses3

Je vais essayer de vous expliquer : Lorsqu'un article est acheté, il est barré ; lorsque 2 articles se suivant dans la liste sont achetés, ils sont barrés (bien sûr !) et reliés entre eux par ... Un trait vertical. Compris ?
Ce qui est sensé faciliter la lecture globale de la liste ! Quand il y a un trait continu, C'EST FINI !!!

De multiples questions se posent à l'ignare de beau-fils que je suis :
- Quand le trait fait un brusque détour (cf photo ci-dessus) l'article a t'il été retourné dans le caddy ?
- Il me semble lire "marché" à coté de "poisson", ce mot étant entouré, mais non barré, ET RELIE PAR UN TRAIT VERTICAL... Mon dieu, que ce passe t'il ?
- Est-il possible de terminer une liste complète, étant donné qu'il faut autant de temps pour l'étudier et la compléter que de temps passé à trouver et acheter l'article en question ?
- Suis-je réellement un imbécile pour trouver tout cela bizarre ?

HEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEELP !!!

Et ce n'est que la première semaine...

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28 mars 2006

Les petits lapins

C'est parti, les chocolats de Pâques sont arrivés en Guyane (du moins à l'hyper)!

paques

Pâques en Guyane, c'est physique ! Une vraie course contre la montre... Pensez-vous, avec une température qui ne descend pas en dessous de 25/26 la journée, pas question de passer du temps à chercher les oeufs dans le jardin !
Pas question non plus d'acheter les cocottes et autes cloches trop longtemps à l'avance sans avoir de la place dans le réfrigérateur.

Le jour de la distribution des surprises 2 solutions :
- Pour les plus chanceux mettre la clim à fond dans la maison, un bon pull et faire la quête à l'intérieur ; avantages : parfaite conservation des chocolats, et on peut prendre son temps. Inconvénients, le choc thermique est redoutable dès qu'on est obligé de sortir, et il faut une grande maison.
- Pour les inconditionnels de la tradition, privilégiez la fin de journée avant de semer vos gourmandises. Munissez vous d'un chronomètre, vous disposez d'une dizaine de minutes avant d'être obligé de prendre une paille pour récupérer le chocolat. Avantages : L'aspect ludique de la chose est intact, les photos sont belles, et vos enfants font de l'exercice. Inconvénients : Le chocolat colle souvent au papier, les fourmis sont en général plus rapides que vous, et nous sommes en saison des pluies.

Les tentatives de certains de mettre les chocolats dans des glacières et de cacher les glacières n'ont pas donné les résultats espérés, on ne sait pas encore bien pourquoi.

Bon, vivement le 16 !

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27 mars 2006

Bon, la suite de la suite de Cacao again.

Yes, gagné la voilà (enfin une partie, ça continue...)

Bon, nous en étions je crois au repas !

La faim se faisant sentir de façon insistante nous décidons de manger au restaurant de Bellevue, façon aussi de le remercier de sa gentillesse et de l'autorisation de monter en 4X4.
Sautez sur les brochettes ! A la place des cure-dents habituels, se sont de vrais sabres, et la viande (crevettes, agneau ou boeuf essssssskélent)

repas_cacao

Il nous reste une heure ou 2 avant le prochain repas, vite, direction le saut "Bief" pour une sieste bien méritée !
(Je rappelle qu'un saut, c'est un passage difficile, avec courant et rochers dans une rivière, mais franchement, vous n'y mettez pas du votre...)
Je me dépêche de planter le hamac, silence, papa dort...

sieste

Scènes champêtres et familiales au bord de la Comté, moment rare de calme et de félicité (rare, si rare...)

comt_

comt_1

peace

Voilà, faut pas grand chose pour être heureux, une parenthèse dans le quotidien, des regards et des silences partagés... C'est pas les aventuriers de l'arche perdue, mais un carat de bonheur dont on se souviendra tous...

 

Posté par tillou à 17:10 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

Bon, la suite

Il est 21H30, heure de Guyane, + 5 pour vous, pauvres métros...
Je suis assis sur la terrasse, caché derrière l'ecran de mon ordinateur portabeul... l'instant est crucial, je n'ose émettre le moindre son. Même le tic tic de mes doigts sur les touches du clavier semble sonner le glas de ma tranquilité.
Virginie et ses parents dissertent sur les courses du lendemain. Oh la la... ça va chier !

courses1

Le ton monte, et l'huile, combien ? le thon et les sardines ? poisson, légumes, glaces... Silence, affaire de famille, sans moi.
Les courses en Guyane, c'est pas forcémment simple, mais là c'est le Cora, plus habituel, le timing est plus facile.
La liste des courses s'allonge, je me demande s'il est plus interressant de louer un pick-up ou faire 3 voyages hyper/maison.
Je vais tenter en direct de faire la photo de la liste... pas terminée... à tout de suite...

courses22

Posté par tillou à 16:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 mars 2006

On the (Cacao) road again, again

Bon première de mes sorties avec les beaux-parents aujourd'hui.
Hier ils ont passé la journée avec Virginie à Sinnamary, les ibis rouges et tout et tout. Revenus vers 20H00, moi content, car beaux-parents et fifille fatigués = votre serviteur et les enfants à peu près tranquilles.
La bonne nouvelle c'est que ce matin, ils avaient parfaitement récupéré, la mauvaise nouvelle aussi !!!
Premières suées au petit déjeûner :
Moi pour qui chaque matin ressemble à "pelochon blues" de Gotainer (glauque, atone et l'humeur noire comme le café que j'ingurgite d'un coup avec les mouches), moi pour qui une simple miette de la veille ressemble à une plage de vendée à 18H00 au mois d'août, j'ai du supporter cela :

titdej

Jusqu'à 10H00 !!!

Après tout, peut-être suis-je en train de gagner mon paradis... Je décide de faire bonne figure (lol), et vais jusqu'à pousser un "humf" pour saluer la compagnie, mon dieu, mon dieu que c'est difficile...

Départ à 11h00. En montant dans la voiture, je crois entendre le beau-père dire qu'il a un petit creux... Le voyage va être long.

Nous sommes déjà allé à Cacao avec eux l'année dernière ; là, nous décidons de pousser vers un magnifique point de vue avant les carbets de "bellevue". En fait, l'endroit appartient aux mêmes propriétaires, et nous leurs demandons l'autorisation d'y monter en voiture, le chemin étant assez ardu pour nos hôtes.

"Les jardins du ciel"

jardins_du_ciel

L'endroit porte vraiment bien son nom. Les proprios aménagent ici un lieu à la vue merveilleuse. Ils plantent des fleurs et des arbres partout, et ont construit un grand carbet, début d'un projet ambitieux de plusieurs bungalows.

26_mars_008

26_mars_007  26_mars_012  26_mars_0201

Vrai moment de bonheur, le ti-punch devant cette formidable vue. Les effets sont immédiats sur belle-maman !!!

punch

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Quel exemple pour les jeunes générations !!!

Et comme cela fait au moins 2h00 que nous somme à jeun, devinez ce qui va suivre...

a_demain

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