04 avril 2006
Si vous pensez que cette cause est juste...
...Faites suivre ce message, ce combat en vaut la peine !
"En Guyane Française, des citoyens et de nombreuses associations de protection de l'Environnement
s'opposent au projet d'une multinationale canadienne
qui envisage l'implantation d'une mine d'or primaire, à ciel ouvert, sur la montagne de Kaw, à haute biodiversité (ZNIEFF).
Prenez, s'il vous plait, quelques instants pour en savoir plus sur ce projet pharaonique et sans intérêt économique pour la Guyane mais susceptible d'engendrer de graves problèmes sanitaires
Nous vous exposons brièvement ce problème sur le diaporama en fichier joint (Power point). Une pétition fait suite à ce diaporama.
http://www.collectifor.ouvaton.org/
Ce courrier est à diffuser sans modération autour de vous !
Merci d'avance de votre soutien !
Le collectif "Quel orpaillage pour la Guyane?"
10 mars 2006
Braziiiiiiiiiil, lalalalalalalalaaaaaaaaaaaa, lalalalalalalalaaaa
Pas question pour moi de prendre une quelconque position sur les
brésiliens(nes) en Guyane. Tout est n'importe quoi a été dit à ce
propos, pour schématiser : Les brésiliens sont des voleurs (ou
pire...), les brésiliennes sont des femmes faciles (surtout pour les
seniors...), bref, une réputation sulfureuse qui est surtout liée (cela
n'engage que moi) à une profonde différence de culture et de choix de
vie.
C'est vrai, il y a beaucoup de clandestins brésiliens en
guyane, et donc de la délinquance et ça défouraille sec dans les camps
d'orpaillage ;
C'est vrai, les brésiliennes sont de redoutables amantes (on m'a raconté !...) et sont d'une totale impudeur.
Bref,
ils sont nombreux à vivre ici, font beaucoup la fête, font beaucoup la
fête et font beaucoup la fête, de quoi susciter quelques jalousies...
Allez, les dernières du carnaval...
Et pour ceux qui souhaitent aller un peu plus loin, une étude intéressante : Le modèle brésilien dans la société guyanaise
06 mars 2006
Et le climat
Voilà ce qu'on ecrit généralement
Le climat est de type équatorial, à température presque constante, les minimums avoisinant 22°C et les maximums proches de 36°C. Le trait essentiel est évidemment l'humidité relative dont le taux descend rarement en dessous de 80 %.
Les pluies (de 2500 à 4000 mm/an) diminuent d'intensité vers l'ouest et surtout vers l'intérieur.
Elles déterminent quatre saisons :
la petite saison des pluies de décembre à février ;
le petit été de mars ;
la grande saison des pluies d’avril à juillet ;
la grande saison sèche d’août à décembre.
La Guyane est exposée aux alizés du secteur Est, mais les cyclones y sont inconnus
Dans les faits, les choses sont loin d'être aussi tranchées et les bulletins météo se ressemblent jour après jours, pour résumer : "Après la pluie le beau temps et réciproquement".
La chaleur est parfois vraiment étouffante, mais on s'habitue assez vite. L'eau qui nous semblait si chaude à notre arrivée ne l'est plus, certaines soirées nous semblent même fraîches (24° brrrrrrrrrr...). Par contre glacière conseillée pour les courses, et vérification du chocolat avant de quitter le supermarché !
L'humidité aussi n'est pas si dure à vivre qu'on veut bien le dire, mais demande une organisation particulière au quotidien. Entre autres, faire attention à l'électronique (climatisation conseillée, ou ordinateur toujours allumé), bien aérer les placards, utilisation abusive de boîtes hermétiques pour les aliments secs (chips, cacahuettes etc..) et le maximum de produits au frigo...
Par contre, impossible de garder longtemps du pain croustillant !!!
Température : 25° dehors et 26° à l'intérieur, humidité 89% dehors et 79% à l'intérieur... Une matinée assez habituelle en somme !
21 février 2006
Les moustiques
En fait, l'ennemi de l'homme en Guyane (après l'homme bien sûr), c'est le moustique !
Ah,
les moustiques du cru... Ils attaquent en bande, sont équipés de sabres
aiguisés capable de vous piquer au travers des vêtements et sont si
gros qu' ecrasés après une piqure il laissent souvent une peu
ragoutante eclaboussure de sang.
Ils véhiculent 3 sérieuses
maladies : La fièvre jaune (vaccination obligatoire), le
paludisme ( et la dengue (prononcez dingue) qui se manifeste par des
symptômes de forte grippe et peut être mortelle dans sa forme
hémorragique ; à ce sujet, il est fortement déconseillé d'utiliser de
l'aspirine ou autres médicaments fluidifiants du sang en Guyane.
Le
meilleur traitement est la prévention, surtout à l'heure dite de la
"levée", vers 18/19h00 où tout nos petits amis vont se sustenter. Tout
est bon, de la citronelle au serpentin en passant par la bombe aérosol
et la raquette électrique (joie délectable et quelque peu sadique de
voir les étincelles !). Ah les soirées parfumées au "OFF" et au
Baygon...
De manière générale, il est bon d'éviter les vêtements
sombres et humides de sueur. Certains lieux comme la plage des Hattes
sont réputés pour le nombre et la taille de leur moustiques, de
véritables 747 !!!
Enfin, le truc de l'ancien : Invitez à votre
table de jeunes enfants ou de nouveaux métros fraîchement arrivés (si
vous cumulez les 2 c'est génial), les moustiques en raffolent et vous
laisseront alors tranquille (dans ce cas, prévoyez une pommade
apaisante en hôte attentionnés que vous êtes, on a du savoir vivre ou
en en a pas).
16 février 2006
Alors comme ça vous voulez venir ?
...Préparez votre banquier, car ça coûte cher, très cher ! C'est que ça se mérite la Guyane mon ami, réservé aux passionnés !
D'abord,
le billet d'avion : Comme seulement 2 compagnies (Air France et Air
Caraïbes) se partagent le marché les prix sont prohibitifs, de 600 à
1500 euros aller-retour !

d'où cette désagréable impression d'être pris pour des...

(Merci à Laurel pour le dessin)
Plus vous réservez tôt
moins c'est cher. Seule Air France vous proposera un vol direct
Paris-Cayenne, Air Caraïbes vous fera passer par les Antilles, et c'est
parfois long, très long.
Sur place, l'hébergement en hôtel va de 30 à 100 euros la nuit. il y a des gîtes (http://www.tourisme-guyane.com/fr/venir/dormir.htm), et bien sur, les carbets où on suspend son hamac pour 5 à 10 euros la nuit (douche non comprise sauf en saison des pluies).
Sur
place, la vie est 30 à 40% plus chère qu'en métropole, mais on peut
s'en sortir en mangeant "lokal", même si le choix est beaucoup
plus réduit. Un resto vous coûtera de 15 à 30 euros pour un repas
complet.
Les ballades sont tout aussi élevées dès que vous faites
appel à des organismes et/ou à des guides, et sans eux, on ne fait pas
grand chose si on ne connait personne sur place (ce qui est le vrai bon
plan pour profiter du pays).
Je vous passe les éventuels frais de
traitement anti-palu (à déterminer si oui ou non avec votre médecin, et
ils ne sont jamais d'accord !!!), et les souvenirs à rapporter (avouez
que ce serait dommage, vu le prix du voyage... LOL).
Alors, faut-il vraiment venir ?
Oui...
et oui...
ouiiiiiiiiii ! je vous dis, enfin !

Finalement, St Pierre et Miquelon, c'est comment ???
06 février 2006
Faire ses courses dans un "cash"
En Guyane, la vie est chère, très chère, même si les écarts avec la métropole semblent se tasser un peu.
Il
est donc tout à fait louable de vouloir économiser un peu en achetant
dans un "cash". C'est un grossiste en fait, comme Métro ou Promocash
mais où tout le monde peut acheter (en gros ou en demi-gros) sans forcément être un
professionnel.
On en compte 3 : Propadis, NG KON TIA, et Sofrigu.
Pour en savoir plus, suivons Virginie B. dans sa première tentative :
- "10H30
arrivée sur les lieux. En slalomant entre les containers et les trous, je me gare sur le parking.
- 10h40 :
Je cherche un caddy, pas de caddy. Des gros chariots plats, ok j'en prends un.
- 10h44
:
J'attaque la montée vers l'entrée, et passe brutalement
de 34° à 24° en franchissant les portes. Je m'en sort indemne pour
cette fois.
- 10h45
:
Me voilà dans la place. C'est une grande réserve avec de
gigantesques étagères remplies de palettes. Pas le choix de
l'itinéraire, j'attaque par les produits d'entretien. Pas de choix non
plus pour les produits qui doivent être achetés en gros si on veut
espérer un prix abordable pour le pays.
- 11h05
:
Vive le Grand chariot plat ! J'ai déjà 6 litres
d'adoucissant, 172 rouleaux de papier toilette, 48 canettes de bière, 6
maxi Coca Cola, 12 boites de saucisses de Strasbourg et j'attaque les
surgelés (ah oui,
j'oubliais, glacière impérative en Guyane !)
- 11h30 :
Plus de place sur le chariot, je passe en caisse. Chouette, il n'y a personne.
- 11h40
:
Naïve que je suis ! La caissière ne fais qu'enregistrer
les marchandises, la facture est à régler au trois guichets un
peu plus loin (c'est un cash je vous dis!). Et là, y'a du monde.
- 11h57 :
Tout est payé, je me dirige vers la sortie.
- 11h57
:
Stop ! Et le contrôle alors ! Un gardien contrôle
scrupuleusement tout les articles un par un. Tant pis pour la chaîne du
froid.
- 12h10 :
Je sors enfin. Je reprends 10° d'écart, survis encore. La descente est périlleuse avec le poids du chariot.
- 12h16 :
Départ de Sofrigu. J'ai oublié le sucre et le café. De toute façon, plus de place... J'irai chez le chinois !
04 février 2006
Gastronomie Guyanaise
Et que mange thon (mdr) en Guyane, hein, vous brûlez de demander !
Tellement de cultures sont représentées en Guyane que forcément il y a énormément de variété.
Bien
entendu, beaucoup de recettes créoles, pimentades, blaff et autres
colombos. Coté plus typique, le couac (semoule de manioc qui se prépare
comme la semoule de blé), l'atipa (poisson préhistorique à carapace que
l'on pêche dans les marais), le bouillon d'awara (noix du palmier qui
porte le même nom et que l'on consomme traditionellement à pâques).
Coté viande, beaucoup de gibier en fricassée, en fait tout ce qui se mange et qui en principe est autorisé (en voici la liste, http://sepanguy.free.fr/dossier_nature/chasse/chassesespecesprot.htm#int ). En vrac : Serpent, caïman, maïpouri (le tapir du capitaine Haddock), cochon bois, pac, singe, agouti, tatou, iguane, j'en passe et des meilleurs !
Le pb, c'est que la chasse se pratique presque toujours de nuit et les seuls repères des chasseurs sont le reflet des yeux dans la lumière de la lampe frontale... C'est dire si les bavures sont nombreuses ! (Quant au braconnage, c'est comme partout, malheureusement).
Mmmmm
du tatou !
Coté poisson, on évitera les
poissons des fleuves dont le très carnassiers aïmara qui, placé en haut
de sa chaîne alimentaire, est souvent gorgé de... mercure ! Résultat
dramatique de l'orpillage, mais j'aurai l'occasion d'y revenir.
La
mer regorge de gros poissons assez faciles à pêcher, machoirans,
acoupa, mérou etc... Raies et lottes sont souvent rejetées à l'eau par
les guyanais !!!
Enfin, il ne faut pas oublier la fameuse "soupe"
asiatique que l'on déguste les jours de marché à Cayenne ou à Cacao et
qui est toujours un régal ; sueurs garanties au bout de 3 minutes mais
quel bonheur !!!
Chaud, la soupe au marché...
Enfin, pour les nostalgiques de la métropole peuvent se précipiter à l'hyper Cora de Cayenne, qui n'a pas grand chose à envier aux autres ; après tout, un bon vieux fromage au lait cru avec un bon vin, ou une choucroute de temps en temps, c'est cela aussi le bonheur !!!
Le seul hypermarché de Guyane
















